Un état des lieux
sans complaisance 

 

Postulats & constats sur la problématique de l'hôtellerie française, en 10 points :

• Consultez également ce même thème plus détaillé dans notre Livre Blanc :

1 - L'hôtellerie française indépendante connaît un sérieux retard de modernité en termes d'équipement et de confort, par rapport à l'évolution des modes de vie, de l'équipement des foyers, de l'habitat et de l'immobilier de bureau. 42 % de la clientèle hôtelière dénonce cette situation. Mais les chaînes intégrées (environ 3.000 unités en France) ont souvent des établissements ayant pris un coup de vieux eux aussi...

2 - L'hôtellerie française correspond de moins en moins aux attentes et besoins de ses clientèles, qu'elles relèvent du tourisme d'affaires ou du tourisme de loisirs.

3 - Nous estimons que près d'un quart de l'hôtellerie française classée a vieilli de manière patente, voire est vétuste, et qu'un bon tiers est à bout de souffle dans son produit. Dans beaucoup de grandes villes (Marseille, Paris,…), on trouve même des hôtels classés insalubres ! Quant au restant de l'hôtellerie, à peine 1 hôtel classé sur 6 serait irréprochable aux yeux du public. Car notre offre hôtelière est devenue "minimaliste, sans valeur ajoutée, pauvre, lassante", selon les déclarations des clients d'hôtels depuis ces dernières années (études et sondages réguliers par Coach Omnium).

4 - D'une manière générale, l'hôtellerie française manque de programmes de rénovation sérieux et innovants, y compris dans certaines chaînes, grandes et moins grandes, qui ne mettent pas en place — sur le terrain —  leurs nouveaux concepts.

5 - Mêmes conscients du problème, nos hôteliers n'ont pas, pour la plupart d'entre eux, ni les moyens financiers, ni les moyens professionnels pour moderniser leur offre et la rendre compétitive. Cependant, de nombreux hôteliers ne se rendent pas compte à quel point leur offre est obsolète.

6 - Les normes hôtelières françaises (matérialisées par les fameuses étoiles) étaient dépassées. Mais, les nouvelles normes de 2009, bien qu'enrichies, ne correspondent toujours pas aux attentes des clientèles hôtelières et ne sont pas de nature à favoriser la modernisation de l'hôtellerie française. Quant aux certifications hôtelières (Hotelcert) et aux chartes de qualité (Qualité Tourisme), si elles ont peut-être le mérite d'exister, elles ne garantissent pas de bons hôtels et ne sont pas du tout connues par le grand public (voir étude sur les clientèles hôtelières).

7 - La clientèle touristique et hôtelière trouve que le rapport qualité/prix de l'hôtellerie française devient de plus en plus médiocre. Pour les voyageurs, les prix augmentent de manière excessive et la prestation s'appauvrit parallèlement d'année en année.

8 - La France, située parmi les premières destinations touristiques mondiales, ne peut pas se satisfaire d'une hôtellerie en vieillissement accéléré et en désharmonie avec les objectifs du plan Qualité Tourisme. Il n’y a pas de tourisme de qualité, sans hôtellerie de qualité.

9 - Cette situation de l'offre hôtelière n'est pas prise en compte de manière déterminante par les pouvoirs publics, par les élus dans les territoires, par les opérateurs hôteliers, ni par les syndicats professionnels.

10 - La rentabilité des entreprises hôtelières s’est considérablement effritée en moins de 10 ans, avec pour conséquence un accès difficile aux emprunts et à l’autofinancement. Le parc hôtelier français a perdu sur ce laps de temps près de 2.000 hôtels classés, dont essentiellement dans les gammes économiques. Nous estimons que d’ici 2015, la France va voir se fermer définitivement encore plus de 4.000 hôtels, voire davantage en raison de la crise économique actuelle et du poids réglementaire devenu insupportable.


 

Pour toutes ces raisons, il nous a semblé utile de créer un mouvement dont la vocation est clairement évoquée de soutenir, aider, conseiller et orienter l'hôtellerie française pour qu'elle puisse se moderniser et satisfaire la clientèle touristique, tant française qu'étrangère.

L'enjeu et les bénéfices sont de taille : sauver des entreprises hôtelières, sauver des emplois et en créer, augmenter l'attractivité de l'offre touristique, satisfaire les consommateurs et les fidéliser, valoriser l'image de la destination France. Des hôtels modernisés et adaptés aux attentes de leurs clientèles regagnent toujours en activité, en rentabilité et en sérénité.

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