Idée reçue : Non, le nouveau classement hôtelier ne sera pas obligatoire !

25 juin 2011

chaines.001-001Nous nous sommes rendus compte que beaucoup d'hôteliers — dans le désarroi — croient que le nouveau classement sera obligatoire. Leurs syndicats, des cabinets de vérification, un journal professionnel ou Atout France font volontiers passer cette fausse information disant que l'échéance pour se faire classer est en juillet 2012 et qu'ils devront s'y plier. 

Il n'en est rien ! S'ils ne pourront pas conserver leur ancien classement (panonceaux bleus) au-delà du 21 juillet 2012, rien n'obligera les hôteliers à demander un classement selon les nouvelles normes (panonceau rouge bordeaux). Ont-ils été à ce point si mal informés ou manipulés ? En ne demandant pas à bénéficier du nouveau classement, leur hôtel n'aura aucunement à fermer, ne sera pas hors la loi et ne perdra pas ses clients.

La question subsistera de savoir si les hôtels pourront fonctionner sans afficher des étoiles. Bien sûr que oui. Dès lors où plus de 8 clients sur 10 recherchent leur hôtel via Internet et confirment que leurs premiers critères ne portent pas sur les étoiles, mais sur les prix et d'autres considérations (localisation, photos, présence dans le Guide Michelin, etc.), la présence d'étoiles n'aura pas une aussi forte portée que par le passé. Les nouvelles technologies effacent les vieilles références qui commencent à être dépassées. Les étoiles en font partie. D'autant plus si les hôtels adhèrent à un réseau ou à une chaîne à forte notoriété. Les clients d'hôtels sont majoritaires à considérer les étoiles comme non fiables et comme incapables d'apporter une quelconque garantie de qualité. Alors...

Une exception peut exister dans la catégorie 5 étoiles, où les hôteliers peuvent penser se distinguer de la concurrence locale et réussir par cet affichage à bien se positionner dans le haut de gamme. Même si là aussi, être sous la gamme 5 étoiles n'est pas forcément un gage d'excellence. Ici encore, le miracle des étoiles n'est pas à attendre. C'est toute la mécanique commerciale et de valorisation que l'hôtelier mettra en place, qui lui permettra de trouver des clients. Pas le simple vissage d'un panonceau sur sa devanture.

On peut s'attendre à ce que le nombre d'hôtels classés fonde comme neige au soleil, à l'exemple de l'Allemagne ou de l'Autriche où seulement 1/3 des établissements portent des étoiles (contre actuellement 2/3 en France où c'était jusqu'ici gratuit). Ce qui ne veut pas dire que les hôtels non classés sont de mauvais hôtels et que les classés sont fatalement d'excellents professionnels. Bref, avoir des étoiles ou pas ne conditionnera pas l'avenir des hôtels. A méditer.

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